Politique – Publié le 04 juillet à 09:05 – Mis à jour le 04 juillet 2017 à 10:22

Didier Guillaume (PS) : "Les Républicains sont favorables à tout mais ne voteront rien"

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Didier Guillaume était l'invité de Jean-Pierre Elkabbach mardi 4 juillet. Le président du groupe socialiste au Sénat plaide pour une opposition utile et ne croît pas que le parti Les Républicains joueront le jeu.

Au cours de son premier grand discours face au Congrès – Emmanuel Macron veut en tenir un chaque année – le chef de l’État a redit sa volonté de réduire le nombre de parlementaires dans les prochaines années. L’objectif : arriver à une Assemblée plus restreinte et plus efficace. Le Président de la République souhaite également introduire une "dose de proportionnelle". Ces mesures, déjà énoncées pendant sa campagne électorale, fait grincer les dents de l’opposition. Bruno Retailleau, sénateur LR de la Vendée, n’a pas caché son inquiétude même s’il se dit d’avantage favorable à la réduction du nombre de parlementaires qu’à la proportionnelle. Pour Didier Guillaume, président du groupe socialiste au Sénat, les Républicains ne seront pas dans une opposition constructive. "Les Républicains sont favorables à tout mais ne voteront rien, comme d’habitude", a-t-il lâché.

Pour sa part, Didier Guillaume espère incarner une opposition utile. "On dit ce qui va dans le bon sens, nous le voterons, ce qui n’ira pas dans le bon sens, nous ne le voterons pas", détaille-t-il. Pour le sénateur de la Drôme, il faut avant tout "légiférer plus vite" dans le processus législatif. "Aujourd’hui il faut deux ans pour une loi. Vous annoncez sur votre plateau que le Conseil des ministres va proposer une loi, elle sera applicable dans deux ans ! Ce n’est plus le rythme, il faut donner de l’air", plaide-t-il.

Quel avenir pour le Parti socialiste ?

Le PS va-t-il pouvoir se relever de son cuisant échec à l’élection présidentielle et aux législatives ? Manuel Valls, puis Benoît Hamon ont d’ores et déjà déserté le parti à la rose, l’un pour rejoindre la majorité présidentielle, l’autre pour tenter de refonder la gauche sur des bases neuves. Un "drame" pour Didier Guillaume. "Aujourd’hui le parti socialiste est en crise, mais comme les partis de droite", poursuit-il en n’excluant pas de quitter lui-même le parti si nécessaire. "C’est conditionné à une refondation complète, à une clarification complète. Moi je suis social-démocrate et européen, c’est cela que je veux. Si le Parti socialiste va dans cette direction, je m’y sentirais bien, je peux y contribuer. Si le Parti socialiste continue à courir après l’extrême gauche, après des leurres…", continue-t-il.

Selon Didier Guillaume, l’avenir du PS se dessinera dans la refondation de ses idéaux politiques. "L’avenir du PS, c’est réfléchir à comment accompagner les mutations de la société, aujourd’hui nous n’avons plus de corpus idéologique, nous n’avons plus de ligne de force", a-t-il conclu. 

Article rédigé par la rédaction web CNews