Monde – Publié le 13 juillet à 23:00 – Mis à jour le 14 juillet 2016 à 18:20

Omar le Tchétchène, l'un des principaux chefs de l'EI, tué en Irak

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​Omar al-Shishani dit "Omar le Tchétchène", l'un des commandants les plus en vue du groupe Etat islamique (EI), a été tué en Irak, a rapporté mercredi l'agence Amaq liée à l'organisation terroriste.

Citant "une source militaire", l'agence Amaq a rapporté qu'Omar al-Shishani avait été tué "dans la ville de Charqat alors qu'il participait (à la bataille) pour repousser la campagne militaire contre la ville de Mossoul", le bastion de l'EI dans le nord de l'Irak.

Amaq n'a pas précisé quand Omar al-Shishani avait été tué mais sa mort, si elle est confirmée, est un nouveau coup porté à l'EI qui a subi plusieurs défaites depuis le début de l'année.

Un responsable américain avait annoncé en mars que ce chef de l'EI avait été "probablement tué" dans un bombardement américain le 4 mars dans le nord-est de la Syrie. Le Pentagone avait confirmé qu'une frappe avait ciblé "Omar le Tchétchène" mais s'était refusé à donner toute indication sur son sort.

Responsabilités à la tête de l'EI

"Omar le Tchétchène", de son vrai nom Tarkhan Tayumurazovich Batirashvili, était de nationalité géorgienne, selon le Pentagone.

Connu pour son épaisse barbe rousse, Omar al-Shishani "a occupé plusieurs responsabilités à la tête de l'organisation militaire de l'EI, dont le ministère de la guerre", avait alors indiqué Peter Cook, le porte-parole du Pentagone.

Pour le Pentagone, sa mort allait "affecter la capacité de l'EI à recruter des combattants étrangers, spécialement de Tchétchénie et du Caucase" et sa capacité à "coordonner la défense de ses bastions" de Raqa en Syrie et de Mossoul en Irak.

L'administration américaine offrait 5 millions de dollars pour des informations fiables pouvant mener jusqu'à lui.

L'EI s'était emparé en 2014 de larges pans du territoire irakien mais a depuis perdu du terrain au profit des forces gouvernementales, soutenues par les frappes de la coalition internationale sous commandement américain.

Article rédigé par la rédaction web de CNews (avec AFP) - Photo AFP