Justice – Publié le 05 février à 11:51 – Mis à jour le 05 février 2018 à 18:47

Le procès Abdeslam suspendu jusqu'à jeudi

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Au début de son jugement lundi à Bruxelles, Salah Abdeslam, a refusé de répondre aux questions sur les faits qui lui sont reprochés, tout en affirmant que ce silence ne faisait pas de lui un criminel. Une peine de 20 ans de prison a été requise contre lui et Sofiane Ayari et le procès a été suspendu jusqu'à jeudi alors qu'une journée d'audience était prévue demain mardi.

Le procès à Bruxelles où comparaît Salah Abdeslam, le seul membre encore vivant des commandos jihadistes du 13 novembre 2015, accusé d'avoir tiré sur des policiers dans la capitale belge en mars 2016, a été suspendu jusqu'à jeudi. Une deuxième journée d'audience était initialement prévue pour mardi, mais elle a été annulée pour permettre à Me Sven Mary, l'avocat de Salah Abdeslam, de préparer sa plaidoirie, a annoncé la présidente du tribunal, Marie-France Keutgen. Le procès qui devait s'étendre sur quatre jours jusqu'à vendredi, avec relâche le mercredi, pourrait se terminer dès jeudi.

L'accélération de la procédure s'explique en partie par le refus de Salah Abdeslam de répondre aux questions. "Il n'est pas exclu que les débats aillent plus vite que prévu, tout dépendra de l'attitude des prévenus", avait averti juste avant l'ouverture du procès Luc Hennart, qui a organisé l'audience en tant que président du tribunal de première instance de Bruxelles. "S'ils optent pour leur droit au silence, il est évident que les débats iront plus rapidement que s'ils s'expriment", avait-il ajouté. Deux des quatre avocats des parties civiles doivent encore plaider jeudi matin. S'ensuivront les plaidoiries de la défense de Salah Abdeslam et de Sofiane Ayari, jugé en même temps que lui. Une peine de vingt ans de prison a été requise lundi après-midi à l'encontre de chacun d'entre eux.

Dès le début de la journée, Salah Abdeslam a refusé de répondre aux questions sur les faits reprochés, tout en affirmant que ce silence ne faisait pas de lui un criminel. « Mon silence ne fait pas de moi un criminel, c'est ma défense", a-t-il lancé au tribunal, avant d'évoquer Allah et à sa religion, l'islam. "C'est en mon Seigneur que je place ma confiance [...] Ce que je constate c'est que les musulmans sont jugés et traités de la pire des manières [...] Je n'ai pas peur de vous, je place ma confiance en Allah », a ajouté le Français d'origine marocaine.

Article rédigé par la rédaction web CNews