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Justice – Publié le 06 octobre à 07:12 – Mis à jour le 06 octobre 2015 à 18:49

Lycéen frappé à coups de pelles : huit suspects interpellés

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Lycéen frappé à coups de pelles : huit suspects interpellés

Huit personnes soupçonnées d’avoir grièvement blessé un lycéen de 17 ans à coup de pelles le 28 septembre, ont été interpellées mardi matin, en Île-de-France. Les faits s'étaient déroulés à la sortie d'un établissement scolaire à Villeneuve Saint-Georges (Val de Marne).

Lundi 28 septembre, vers 13 heures, M., un lycéen d’origine africaine de 17 ans, avait été frappé à coup de pelles et laissé pour mort à la sortie de son établissement scolaire. Depuis l’état de santé de la victime, plongée dans un coma artificiel à l’hôpital Henri Mondor de Créteil, est jugé désespéré. 

La raison de ce passage à tabac pourrait provenir d’un simple différend entre lycéens. Reste aux enquêteurs à en déterminer le motif exact.

Huit suspects mineurs ont été interpellés ce matin à l’heure du laitier en Île-de-France, notamment dans la cité de la Grande Borne, à Grigny (Essonne). Ils sont soupçonnés d’avoir frappé à coup de pelles et de pieds la victime à la demande d’un ami qui appartenait lui aussi au lycée François Arago à Villeneuve-Saint-Georges (Val de Marne) et qui aurait donné le top départ de l’agression depuis l’établissement. 

Déjà des antécédents judiciaires

La plupart des suspects ont déjà des antécédents judiciaires à l’instar de la victime connue pour vols avec violences. Le jour de son agression, celle-ci détenait une matraque télescopique et une serpette. Ses agresseurs, autour de sept, selon les témoins, l'auraient désarmé avant de le ruer de coups de pieds et de poings, puis de lui faire des entailles avec une pelle et la serpette. La victime aurait également une coupure de cutter au visage. Selon nos informations, la victime avait été convoqué ce jour-là par le conseiller d’orientation pour une absence prolongée de 15 jours.

Ces arrestations ont été effectuées par les enquêteur du Service départemental de la police judiciaire du Val-de-Marne avec l’appui des policiers de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI).

C’est grâce à l'ADN laissé sur la pelle par certains des suspects que les policiers ont pu remonter jusqu’à eux.

Article de Jean-Michel Décugis / Crédit photo : David McKelvey