France – Publié le 16 janvier à 11:05 – Mis à jour le 16 janvier 2015 à 11:15

Plusieurs sites d'infos bloqués par une panne réseau de leur hébergeur

Plusieurs sites d'infos bloqués par une panne réseau de leur hébergeur «
Play

Nigeria : Les destructions de Boko Haram...

»
Play

L'ONU demande à Israël de reprendre le v...

Plusieurs sites d'infos bloqués par une panne réseau de leur hébergeur

Plusieurs sites d'information étaient inaccessibles vendredi matin après un incident sur le réseau de leur hébergeur Oxalide, a-t-on appris auprès de ces rédactions.

Les sites de 20 Minutes, Mediapart, France Info, Le Parisien, Slate ou encore Marianne, tous hébergés par Oxalide, étaient inaccessibles depuis 10H00 environ.

Si l'hypothèse d'une cyberattaque reste incertaine, la ministère de la Défense annonçait hier avoir renforcé ses systèmes de protection contre le piratage informatique quelques jours après les attentats djihadistes de Paris et à la suite d'une dizaine d'attaques dont ses sites internet ont été la cible.

Deux de ces attaques "concernaient deux régiments de l'armée de Terre, dont une école", a ainsi déclaré à la presse le vice-amiral Arnaud Coustillière, responsable du pôle cyber-défense à l'état-major des Armées.

"Nous considérons que c'est une crise comme une autre, nous prenons des mesures de précaution et de vigilance (...) mais on ne peut pas parler de cyber-guerre", a-t-il ajouté, rappelant que le ministère de la Défense a environ 350 sites internet.

"Les attaques contre le site de la Dicod (service de communication du ministère) continuent, il y a régulièrement des gens qui viennent tester le site de la Dicod", a précisé l'officier.

"Pour moi, ces attaques sont la réponse à la manifestation de dimanche dernier, par des gens qui n'adhèrent pas à un certain nombre de valeurs", a-t-il dit.

Le site internet du ministère de la Défense avait déjà été cible le 6 janvier d'une attaque informatique revendiquée par le groupe Anonymous qui affirmait vouloir "venger" le militant écologiste Rémi Fraisse tué en octobre pendant la répression d'une manifestation.

Ces données sont à rapporter au fait que, selon les sources ouvertes et disponibles, mais qui n'émanent pas du ministère de la Défense, il y a eu depuis le 10 janvier de l'ordre de 20.000 attaques en France, par des "groupes plus ou moins structurés ou des hackers islamistes bien connus", contre les sites internet les plus variés, d'écoles, d'institutions, de pizzerias, etc., a ajouté le responsable.

Rédaction web CNews avec AFP