France – Publié le 09 avril à 07:04 – Mis à jour le 09 avril 2018 à 11:31

NDDL : l'expulsion des zadistes est en cours

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NDDL : l'expulsion des zadistes est en cours

Dix squats ont été démantelés lundi lors de l'opération d'expulsion menée dès l'aube sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), a déclaré la préfète de la région Pays de la Loire Nicole Klein, lors d'une conférence de presse. "Dix squats ont été démantelés, sept l'ont été et trois sont en cours, les autres étaient vides. Six personnes ont été expulsées sur un même squat", a-t-elle déclaré, ajoutant que l'objectif de démanteler une "quarantaine de squats" sur 97 était "presque atteint" et que l'opération était "parfaitement dans les règles".

Des affrontements ont éclaté lundi matin sur la ZAD de Notre-Dame-des-landes (Loire-Atlantique) entre occupants et forces de gendarmerie mobiles, alors que débutent des opérations d'expulsion, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les gendarmes mobiles déployés sur place ont tiré des grenades lacrymogènes ainsi que des grenades assourdissantes en réponse à des tirs de projectiles au lieudit "Les fosses noires", à l'ouest de l'ex-route des chicanes, où se concentrent les forces de gendarmerie.

"A partir de 6h ce matin, sous l'autorité de la préfète de Loire-Atlantique, la gendarmerie nationale débutera une opération d'expulsion des occupants illégaux des terrains de la zone de Notre-Dame-des-Landes", avait annoncé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. "L'opération (...) vient mettre à exécution des décisions de justice pour procéder à l'expulsion des occupants les plus radicaux", précise le ministère.

Les accès principaux à la route 281, l'ex-route des chicanes et symbole du "retour à l'état de droit" étaient bloqués avant 4h et dès 3h30 au sud, a constaté l'AFP. Plusieurs épaves de voitures étaient complètement renversées sur les côtés, sur et au bord de la route, a constaté l'AFP. Les journalistes ont été empêchés d'accéder au site. Un très important dispositif de gendarmes mobiles a été mobilisé, avec des files de camions stationnés sur un côté de la route, feux allumés sous le brouillard.

Cette opération de grande ampleur, prévue sur plusieurs jours, doit mobiliser au total vingt-cinq escadrons de gendarmerie mobile, soit environ 2 500 militaires. Elle prévoit d'expulser toute personne n'ayant pas régularisé sa situation, en déclarant par exemple de nouveaux projets agricoles individuels, et à démanteler certains des 97 squats recensés par les autorités. La quasi totalité des 250 zadistes estimés sur place ne l'ont pas fait, préférant une gestion collective du territoire et la possibilité de mener des projets non agricoles.

Le 17 janvier, en mettant fin à ce projet vieux de cinquante ans, il avait promis de mettre fin à la "zone de non droit" sur la ZAD (zone à défendre). Selon une source parlementaire de la majorité ayant requis l'anonymat et évoquant cette évacuation à venir, "ils (le gouvernement) sont sur l'option maximaliste". Face à ce qu'ils appellent un "ouragan gouvernemental", les occupants de la ZAD ont prévenu qu'ils mèneraient une "résistance physique et déterminée". Des appels aux renforts ont été lancés ces derniers jours pour monter des barricades, organiser le ravitaillement en soins et en nourriture, une "force hybride" revendiquée par le mouvement d'occupation.

Article rédigé par la rédaction web CNews